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Publication immédiate : Le 2 avril 2008
Les chefs de l’opposition à Ottawa s’engagent officiellement envers KYOTOplus
Ottawa - Les chefs de l’opposition Stéphane Dion, Gilles Duceppe et Jack Layton ont signé aujourd’hui à Ottawa une déclaration d’engagement pour lutter contre les changements climatiques.
Cette déclaration, intitulée KYOTOplus, s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de pétition sur cette question. Cette campagne, qui est l’œuvre de groupes écologistes ou d’intérêt public, a été du coup officiellement lancée sur la Colline Parlementaire. Le premier ministre Stephen Harper ainsi que le ministre de l’Environnement John Baird ont été invités à signer cette déclaration, mais ont décliné l’invitation.
« Il ne nous reste plus que deux ans pour négocier un accord international qui nous éviterait une catastrophe mondiale », lance Arthur Sandborn, de la campagne Énergie et changements climatiques de Greenpeace. « On ne peut plus laisser au gouvernement fédéral le soin d’y arriver. Les Canadiens veulent être des leaders et non des retardataires dans la lutte aux changements climatiques ».
KYOTOplus recueillera le soutien public de citoyens et d’élus qui souhaitent que le Canada joue un rôle de leader au plan national et international dans la lutte au réchauffement. Il appelle les élus canadiens à travailler « à ce que le Canada respecte ses engagements de Kyoto et se fixe un objectif national de réduction des gaz à effet de serre ou GES d’au moins 25 %, d’ici 2020, par rapport au niveau de 1990 ».
« En signant cette déclaration, les trois leaders de l’opposition sont les premiers à se commettre envers KYOTOplus », affirme Émilie Moorhouse, du Sierra Club. « Nous espérons qu’une majorité d’élus canadiens emboîteront le pas et s’engageront à faire correctement les choses en matière de lutte aux changements climatiques. KYOTOplus donne aux Canadiens une occasion unique de s’unir et de faire pression sur leur gouvernement pour qu’il protège notre climat ».
Il est largement accepté que, pour prévenir d’éventuelles conséquences catastrophiques des changements climatiques, l’augmentation moyenne de la température globale au-delà des niveaux pré-industriels doit se maintenir le plus possible en deçà du seuil critique d’augmentation de 2 degrés Celsius. Ceci exige que les pays développés réduisent leurs émissions de GES d’au moins 25 % à 40 %, d’ici 2020, par rapport au niveau de 1990.
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