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Publication immédiate : Le vendredi 12 octobre 2007
Le Canada se prépare à se joindre à l'initiative climatique discréditée menée par le président Bush
L'approche volontaire du Partenariat Asie-Pacifique ne suffira pas à stopper le réchauffement de la planète
(Ottawa) Prenant encore un peu plus ses distances du Protocole de Kyoto, le Canada a annoncé son intention de devenir une partie au Partenariat Asie-Pacifique (PAP) et se prépare à confirmer son adhésion à l'initiative lors d'une réunion ministérielle du PAP qui se tiendra le lundi 15 octobre à New Delhi.
« Le Partenariat Asie-Pacifique ne propose aucune cible contraignante ou échéance, d'affirmer Emilie Moorhouse du Sierra Club du Canada. Après avoir abandonné ses cibles de Kyoto, le gouvernement du Canada adopte maintenant l'approche prônée par le PAP pour créer l'illusion qu'il prend le problème au sérieux. »
Pourtant, des années d'expérience démontrent que les initiatives volontaires ne suffisent pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), vu l'urgence de renverser la tendance et d'éviter des changements climatiques dangereux. À l'opposé, le Protocole de Kyoto fixe des cibles juridiquement contraignantes pour les pays industrialisés.
Les États-Unis et l'Australie, deux des États membres du PAP, sont les deux seuls pays industrialisés à ne pas avoir ratifié Kyoto.
« Le Partenariat Asie-Pacifique et le Protocole de Kyoto sont diamétralement opposés. Si le Canada se joint au partenariat mené par le président Bush, le gouvernement devra clairement établir à la population canadienne que le Protocole de Kyoto a préséance, de déclarer Dale Marshall, David Suzuki Foundation. Sinon, ce serait un désastre. »
Le PAP mise sur la promotion des technologies propres, ce que le Protocole de Kyoto prévoit déjà à une échelle beaucoup plus grande. Le Canada deviendrait ainsi le septième membre du PAP, qui regroupe déjà les États-Unis, l'Australie, la Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud.
Si le PAP est utilisé pour complémenter les cibles obligatoires enchâssées dans Kyoto, il pourrait jouer un rôle limité en facilitant les discussions entre les États membres. Toutefois, les discussions cruciales sur les changements climatiques sont celles qui se déroulent sous les auspices des Nations Unies. La prochaine séance de négociations sur Kyoto se tiendra en décembre prochain à Bali.
« Le PAP est utilisé comme diversion pour faire oublier le fait que le gouvernement fait grossièrement fi du Protocole de Kyoto et laisse augmenter rapidement les émissions, d'affirmer Julia Langer, du WWF-Canada. Rien ne devrait distraire, concurrencer ou miner la participation de bonne foi du Canada dans le processus véritablement multilatéral des Nations Unies. »
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