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le 9 janvier, 2007


Stratégie en sept points

  • Le 4 janvier 2007,
    Le Premier ministre Steven Harper déclarait : « Nous reconnaissons que, surtout en ce qui concerne l’assainissement de l’air et les changements climatiques, les Canadiens s’attendent à beaucoup plus ».

  • Le 5 janvier 2007,
    Le nouveau Ministre de l’Environnement, John Baird, déclarait à Canada AM sur le sujet des changements climatiques : « Je pense que les Canadiens s’attendent qu’on en fasse plus. C’est une priorité très élevée pour les Canadiens ».


Le Réseau Action Climat est d’accord qu’il faut en faire beaucoup plus à propos de la plus grande priorité pour les Canadiens – l’environnement ! Nous offrons cette stratégie en sept points pour aider le Premier ministre Steven Harper et son nouveau Ministre de l’Environnement à définir ce que veut dire « en faire plus » quand il s’agit des changements climatiques, le plus grand défi environnemental du Canada.

  • Renouveler sans équivoque l’engagement de respecter TOUTES nos obligations dans le cadre du Protocole de Kyoto. Les Canadiens veulent que le gouvernement fédéral respecte nos engagements internationaux, au lieu de s’en esquiver. À long terme, le gouvernement doit établir des objectifs de réduction – clairs et basés sur la science – des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada à au moins 25 pourcent en dessous des niveaux de 1990 d’ici 2020, et à au moins 80 % en dessous des niveaux de 1990 d’ici 2050.

    Le gouvernement peut démontrer son engagement aux Canadiens en finalisant, d’ici peu, un plan sur le climat qui réduit effectivement toutes les sources majeures canadiennes de GES et qui rend compte du respect de toutes nos obligations sous Kyoto. Le plan devrait être soumis aux Nations Unies aussitôt que possible. Une variété d’options est disponible pour le Canada sous l’égide du Protocole de Kyoto pour gérer ses obligations, y compris le financement de projets de réduction des émissions dans des pays plus pauvres. Restorer la crédibilité internationale du Canada sera crucial alors que le monde négocie d’autres objectifs de réduction des GES dans le cadre des phases futures de Kyoto.

    Le Canada peut démontrer sa bonne foi en s’appliquant immédiatement à mettre en oeuvre une série de mesures correspondant à celles adoptées par d’autres pays développés. Cela inclut :

  • Préparer des règlements qui fixent des objectifs absolus d’émission pour les plus grands pollueurs industriels et de les appliquer pas plus tard qu’en 2008. Les règlements sur l’efficacité énergétique pour les fabricants d’appareils et d’équipement, et d’autres encore, doivent être aggressivement renforcés durant la même période. L’industrie lourde représente presque la moitié des émissions de GES du Canada et ses contributions à l’effort devraient correspondre à sa contribution au problème. Les réductions obligatoires de GES par l’industrie doivent représenter une juste part des réductions que le Canada – dans l’ensemble – doit faire d’ici 2012 selon le Protocole de Kyoto.

  • En ce qui concerne le secteur de l’automobile, réglementer les GES d’une manière tout au moins aussi sévère que celles de la Californie, dont l’application commencent en 2009. Il faut noter que les objectifs du secteur automobile de l’Europe, du Japon et de la Chine en matière de dioxyde de carbone sont plus sévères que celles de la Californie et, que pour demeurer compétitif à l’échelle internationale, le Canada doit suivre la cadence avec les normes de rendement du carburant et des GES à travers le monde. La flotte de véhicules canadiens est présentement plus éconergétique que celle de la Californie (une analyse effectuée en 2004 par la « California Air Resources Board » calculait que la flotte canadienne était environ 9 pourcent plus efficace que la moyenne californienne) et elle peut donc respecter l’objectif plus facilement et à un coût par véhicule d’environ la moitié de ce qui est prévu en Californie. Ces coûts seraient à leur tour plus que compensés par les épargnes des consommateurs sur le coût du carburant.

  • Annoncer des objectifs nationaux aggressifs et des fonds d’appui adéquats pour le déploiement de l’énergie renouvelable à faible impact pour les secteurs de l’électricité, du chauffage et des transports. « En faire plus pour les Canadiens » exige une AUGMENTATION de nos engagements envers les technologies d’énergie renouvelable, y compris l’énergie verte, héliothermique, géothermique et les biocarburants. Les engagements précédents du fédéral de 5 500 MW en énergie verte d’ici 2009–2010 devraient être prolongés et augmentés à 12 000 MW d’ici 2013. Des programmes pour les consommateurs ciblant l’énergie héliothermique, photovoltaïque et géothermique devraient être établis en partenariat avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux. Une élimination progressive des subventions et des avantages fiscaux d’environ 1,4 $ milliards par année accordés à l’industrie pétrolière et gazière fournirait des fonds pour cet effort.

  • Restaurer et élargir le Programme ÉnerGuide pour les maisons et faire un effort équivalent dans le secteur commercial.

  • Augmenter les investissements en recherche sur les impacts climatiques et sur l’adaptation à ceux-ci afin de mieux comprendre les coûts et les risques que représentent les changements climatiques pour l’économie, la qualité de vie et l’environnement du Canada. La Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère a fait état des niveaux de financement appropriés pour cet effort. Le nouveau Comité du Cabinet sur la sécurité de l’environnement et de l’énergie devrait immédiatement engager le Conseil des académies canadiennes, dont le mandat est de fournir une évaluation indépendante et experte de la science sous-jacente aux enjeux nationaux pressants. On devrait demander au Conseil de réaliser une version canadienne de la récente « Stern Review » (Rapport Stern) du gouvernement britannique sur les aspects économiques des changements climatiques, afin de quantifier les risques pour la sécurité découlant du réchauffement planétaire et d’un climat changeant. Le comité du Cabinet devrait également demander immédiatement une séance de briefing sur l’imminent Quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

  • Investir dans des programmes efficaces afin d’éduquer les Canadiens à propos des changements climatiques et les engager dans les solutions.