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Publication immédiate : Le jeudi 9 août 2007
On demande aux provinces de réglementer les principales sources de pollution à l'origine du réchauffement de la planète
La réduction des émissions passe par une réglementation de l'industrie, des normes automobiles californiennes et la construction de bâtiments énergétiquement efficaces
(Moncton) Les premiers ministres provinciaux et territoriaux se réunissent aujourd'hui à Moncton pour une rencontre du Conseil de la fédération. L'inaction du gouvernement fédéral dans le dossier des changements climatiques en fait une priorité à l'ordre du jour. Les Canadiens réclament de leurs élus du leadership pour régler le problème du réchauffement de la planète. Si les provinces souhaitent combler le vide laissé par le gouvernement fédéral, elles devront commencer à exiger des réductions absolues des émissions industrielles de gaz à effet de serre (GES) de l'ordre des réductions que les scientifiques jugent nécessaires pour éviter des changements climatiques dangereux, selon le Réseau action climat - un réseau regroupant plus de 60 organisations environnementales.
« Au Canada, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 25 % depuis 1990, et elles ont également augmenté dans chacune des provinces (de 5 % au Québec à 61 % en Saskatchewan, affirme Toby Couture, du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick. Le gouvernement fédéral semble s'être totalement dégagé de ses responsabilités. Il nous faut du leadership, et les provinces peuvent jouer un rôle à ce chapitre. »
Les Canadiens ont vu les provinces devenir de moins en moins apathiques au cours des 14 derniers mois. La majorité des provinces - représentant la vaste majorité de la population canadienne - semble maintenant prête à agir pour freiner le réchauffement de la planète. Les nouveaux plans de lutte contre les changements climatiques déposés par plusieurs provinces et leur engagement à fixer des cibles de réduction des GES constituent des signes encourageants qui pointent vers le début d'une réelle lutte contre les changements climatiques.
C'est en prenant les engagements suivants que le Conseil de la fédération pourra le plus efficacement passer à l'action :
- Adopter des règlements contraignants (p. ex., limitation des émissions et des échanges ou cap-and-trade) le plus tôt possible afin d'atteindre une réduction des émissions industrielles de GES de 25 % sous les niveaux de 1990 d'ici 2020;
- Adopter les normes californiennes d'émissions d'échappement automobiles, ce qui aurait pour effet de réduire les émissions de CO2 des véhicules de tourisme neufs de 25 à 30 % entre 2009 et 2016;
- D'ici la fin de 2008, établir des normes d'efficacité énergétique ambitieuses applicables à tous les nouveaux bâtiments construits pour atteindre un niveau d'efficacité énergétique équivalant à la norme R2000 ou ÉnerGuide 80.
« Nous sommes encouragés par quelques-unes des initiatives provinciales lancées à ce jour, mais il nous faut maintenant des mesures concrètes pour réduire les émissions, selon Dale Marshall, de la Fondation David Suzuki. La réglementation est la meilleure façon d'y parvenir. Les plans de lutte contre les changements climatiques seuls ne peuvent réduire les émissions. »
« Nous devons engager toutes les provinces canadiennes dans une course vers le sommet, ajoute Hugo Séguin, d'Équiterre. Nous avons maintenant raison d'espérer puisque des gouvernements jadis indifférents, voire hostiles, à la lutte contre les changements climatiques y accordent maintenant de l'importance. À la condition que les premiers ministres donnent suite à leurs bonnes intentions par des gestes concrets au cours des prochains jours et mois, ils pourront faire une réelle et durable contribution pour protéger les Canadiens contre les effets des changements climatiques dangereux. »
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