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Publication immédiate : Le 4 juin 2007
Le gouvernement du Canada fait face à une épreuve décisive lors de la rencontre du G8 sur les changements climatiques
B(Ottawa) Les Canadiens vont finalement voir si le Gouvernement du Canada est vraiment sérieux vis-à-vis la réduction des émissions mondiales des gaz à effet de serre suite aux rencontres du G8 qui auront lieu du 6 au 8 juin en Allemagne. Un communiqué percutant suite à ces pourparlers serait un bon renforcement pour un mandat de négociation d'un cadre mondial au delà de 2012 lors des négociations de l'ONU au Bali en décembre. Des ébauches du communiqué qui nous furent transmises démontrent que George W. Bush et la délégation états-unienne y ont enlevé les références aux objectifs obligatoires de réduction des émissions et la nécessité de prévenir un réchauffement de 2°C.
« Nous encourageons fortement le Premier ministre à faire preuve de leadership au nom des citoyens du Canada et d'accepter la proposition du pays hôte, l'Allemagne, d'inclure une entente de maintenir le réchauffement de la température mondiale en dessous de 2°C », déclarait Joy Kennedy, de l'Église unie du Canada. « Il est nécessaire d'envoyer un signal clair de la part des leaders du G8 au reste de la planète que ceux qui ont contribué le plus à l'augmentation des émissions sont prêts à passer à l'action pour renverser l'augmentation et pour diminuer leurs concentrations dans l'atmosphère. »
Les meilleures connaissances scientifiques nous indiquent que les émissions de gaz à effet de serre - surtout des pays industrialisés - ont déjà contribué à une augmentation générale de près de 1°C. Des preuves croissantes révèlent que cela est déjà plus que plusieurs écosystèmes et communautés humaines peuvent supporter. Les impacts observés du réchauffement planétaire ont déjà des conséquences sérieuses et ils vont continuer à s'accroître avec une montée subséquente de la moyenne de la température mondiale. Il est donc impératif que la communauté mondiale accepte fermement de limiter l'augmentation de la température mondiale moyenne à aussi bas que possible en dessous de 2 degrés Celsius (2°C).
« Le gouvernement du Canada n'a pas mis en place des législations et des politiques adéquates pour s'assurer que notre pays fasse sa part pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui mènent au réchauffement planétaire, » expliquait David Coon, président du CAN-RAC. « L'absence d'un leadership canadien fort se fait sentir à l'échelle internationale et chez-nous. Les Canadiens veulent que leur gouvernement soit du bon côté de la solution au réchauffement planétaire, et non pas du mauvais côté avec George W. Bush. »
« Nous encourageons fortement le Premier ministre Harper à appuyer le communiqué de l'Allemagne et d'être un champion au G8 du Protocole de Kyoto, sans être tiré sur une mauvaise tangente par l'effort de Bush de retarder l'action par un nouveau processus réalisé en dehors de l'ONU, » ajoutait John Bennett, de ClimateforChange.ca. « Sinon, il doit alors dire aux Canadiens pourquoi nous devrions accepter d'endommager la santé, l'économie et les écosystèmes des Canadiens. »
Le CAN-RAC a demandé au Ministre de l'Environnement, John Baird, pour un rapport du genre de Stern sur les coûts des changements climatiques au Canada. Cependant, lors de sa parution devant le Comité sur l'environnement de la Chambre des communes la semaine dernière, le ministre Baird déclarait que c'était une perte de temps d'étudier les impacts économiques du réchauffement planétaire au Canada.
Une coalition de groupes de l'environnement, de la justice sociale et du développement envoie une lettre au Premier ministre dès aujourd'hui pour l'encourager fortement à appuyer les efforts de la Chancellière Merkel d'obtenir une entente au G8 sur une limite de 2˚C d'augmentation de la température moyenne à l'échelle mondiale.
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Lettre au Premier ministre
Pour information :
info@reseauactionclimat.ca
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