|
Accueil > Nouvelles > 2007 > Communiqué de presse

Publication immédiate : Le vendredi 20 avril 2007
Monsieur le ministre Baird : les Canadiennes et les Canadiens veulent du leadership sur la question du changement climatique, non pas une attitude négative
Des modèles irréalistes presque comiques
(Ottawa) Les prédictions alarmantes des coûts nécessaires pour respecter les objectifs de Kyoto ne sont pas fondées sur la réalité, selon les conclusions émises aujourd'hui par le CAN-RAC. S'appuyant sur des hypothèses peu réalistes, l'étude de M. Baird gonfle de beaucoup les coûts des mesures sur le changement climatique et omet de reconnaître les avantages de la prise de mesures sur le plan environnemental.
« Les Canadiennes et les Canadiens s'attendent à ce que notre ministre de l'Environnement et notre premier ministre prennent un rôle de leader et qu'ils fassent face à nos obligations internationales, plutôt que de payer pour des études incomplètes visant à rationaliser des mesures insuffisantes », de dire Matthew Bramley, de l'Institut Pembina. « En rejetant les objectifs de Kyoto pour le Canada, le ministre Baird encourage la violation du droit international. Ce n'est pas une position acceptable de la part d'un ministre. »
Les prédictions alarmantes d'effondrement économique du ministre sont la conséquence d'une étude artificielle produite apparemment dans le but précis d'induire en erreur les Canadiennes et les Canadiens. « Les conséquences que le ministre Baird prédit sont invraisemblables et fictives - c'est comme regarder un film hollywoodien sur le jugement dernier », de dire David Doon, président de CAN-RAC.
« Le seul élément manquant à cette étude est que tous nos enfants attraperont la varicelle et qu'un contenant de sirop d'érable coûtera 100 $. Les Canadiennes et les Canadiens ne sont pas idiots. Le gouvernement devrait cesser de nous traiter comme si nous l'étions », de mentionner Hugo Séguin d'Équiterre.
« Le ministre a présenté un scénario économique pessimiste qui n'a que très peu de crédibilité. Son analyse ne tient pas compte d'éléments essentiels, comme les avantages économiques liés au respect des objectifs de Kyoto et les coûts désastreux possibles du changement climatique sur notre économie », de dire Emilie Moorhouse du Sierra Club du Canada. « Il a également sous-estimé le potentiel des mécanismes flexibles de Kyoto qui permettront au Canada d'investir dans des projets de développement propre dans les pays pauvres et d'utiliser ces réductions de gaz à effet de serre contre nos cibles. »
L'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Sir Nicholas Stern, a estimé l'an dernier que le coût du changement climatique non contrôlé serait entre cinq et vingt pour cent du PIB mondial, alors que le coût économique de traiter le changement climatique n'est que de un pour cent du PIB mondial. L'examen faisant autorité de M. Stern sur l'aspect économique du changement climatique a conclu que « s'attaquer au changement climatique est la stratégie menant à la croissance; à la limite, le fait de l'ignorer minera la croissance économique ». Au Canada, de 5 % à 20 % du PIB équivaut à un montant de 70 à 280 milliards de dollars en pertes économiques pour les Canadiennes et les Canadiens.
L'automne dernier, l'ancien commissaire à l'environnement a fait appel à une « mise à niveau d'efforts importante » pour lutter contre le changement climatique. « Comme d'habitude, les entreprises sont très loin d'une mise à niveau d'efforts importante et c'est ce que le ministre Baird a proposé aujourd'hui. Il veut que nous abandonnions plutôt que de faire ce que nous avons à faire pour relever le défi », de dire John Bennett, de Climate for Change.
- 30 -
Pour information :
info@reseauactionclimat.ca
|