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Avis aux médias
13 novembre 2007


Un scientifique de renom présente un rapport sur la science du climat en vue des négociations des Nations unies


(Ottawa) Les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) se rencontrent cette semaine en Espagne pour préparer un rapport sur la science du climat dédié aux gouvernements de la planète. Le rapport sera rendu public le 17 novembre prochain et guidera les négociations pour la prochaine phase du protocole de Kyoto lorsque les pays se rencontreront dans deux semaines à Bali, en Indonésie.

Climate Action Network Canada-Réseau action climat Canada (CAN-RAC) tiendra un briefing technique pour les journalistes avec un des scientifiques du climat les plus reconnus au Canada, afin de présenter les implications de ce dernier rapport du GIEC.

John Stone, professeur à l’Université Carleton et ancien directeur de la science du climat pour Environnement Canada. M. Stone est vice-président du groupe de travail II du GIEC (impacts et adaptation). Il sera au téléphone depuis Valence en Espagne où se tient la rencontre du GIEC.

M. Stone sera accompagné de John Bennett (directeur exécutif de climateforchange.ca), de Matthew Bremley (directeur du programme des changements climatiques à l’Institut Pembina) et de Steven Guilbeault (porte-parole changements climatiques et énergie chez Équiterre).


Information :

Le GIEC est une organisation des Nations unies chargée de réviser et de résumer la littérature scientifique et économique sur les changements climatiques. Il est considéré comme la source d’information scientifique et technique la plus sérieuse sur les changements climatiques. Le GIEC a récemment gagné le prix Nobel de la paix conjointement avec Al Gore en reconnaissance de son travail.

Les trois groupes de travail du GIEC ont publié leurs rapports en 2007. Le premier rapport publié en février dernier concluait que « le réchauffement climatique est sans équivoque » et qu’il est principalement dû à l’activité humaine. Le deuxième rapport qui se penchait sur les impacts des changements climatiques prévoit des conséquences catastrophiques si les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent d’augmenter et si rien n’est fait pour les contrôler. En mai dernier, le troisième groupe de travail concluait pour sa part que des réductions importantes des émissions sont techniquement possibles, abordables et urgentes.

Cette semaine, les scientifiques finaliseront la synthèse d’un rapport pour les décideurs qui inclura les principales conclusions de chacun des rapports des trois groupes de travail. Au moment même où la communauté internationale se prépare à prendre part à d’importantes négociations pour la prochaine phase du protocole de Kyoto qui se tiendront en décembre prochain à Bali, Indonésie, le rapport synthèse du GIEC sera une source d’information incontournable sur l’urgence et l’ampleur du défi des changements climatiques.

En août 2007, une rencontre préparatoire aux négociations de Bali incorporait dans son communiqué de presse final l’analyse du GIEC qui conclut que les pays industrialisés devront réduire leurs émissions de GES de 25-40% sous les niveaux de 1990 d’ici 2020. (Le GIEC prévoit que cette fourchette de réduction sera nécessaire pour avoir une chance raisonnable d’éviter un réchauffement global de plus de 2oC en comparaison avec les niveaux préindustriels).

Bien que le ministre fédéral de l’environnement, John Baird, a publiquement reconnu le travail du GIEC, l’objectif canadien pour 2020, environ 2% sous les niveaux de 1990, est loin de répondre à l’analyse du GIEC et des objectifs adoptés par les pays qui ont pris le leadership dans la lutte aux réchauffement climatique.

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