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Le 12 avril 2006
Protocole de Kyoto : ne vous dérobez pas à vos engagements. Faites-leurs face.
"On ne prends pas d’engagements pour ensuite s’enfuir au premier problème. Nous ne le faisons pas et nous ne le ferons pas tant que je serai en charge de ce pays."
Premier Ministre Stephen Harper,
Lundi le 13 mars, 2006
(Ottawa) Les membres du Réseau Action Climat/ Climate Action Network- Canada (CAN-RAC) ont demandé aujourd’hui à tous les partis politiques d’empêcher le gouvernement de se dérober aux engagements internationaux du Canada de réductions des émissions de gaz à effets de serre. Telle est la réponse des membres du CAN-RAC aux déclarations du Premier ministre Harper, de la ministre de l’Environnement Rona Ambrose et la découverte de coupures massives dans les budgets du ministère des Ressources naturelles Canada et d’Environnement Canada.
Alors que le Premier ministre déclare que son gouvernement coupe les fonds de programmes inefficaces et qu’il travaille sur un plan qui sera beaucoup plus efficace pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les groupes environnementaux ont défini une liste de mesures qu’ils aimeraient voir apparaître dans le prochain budget fédéral.
"S’il y a des programmes inefficaces, ils doivent être améliorés ou remplacés immédiatement par des programmes ou une réglementation plus efficaces. Rien ne justifie des délais supplémentaires pour réglementer les émissions des gaz à effet de serre des secteurs industriels et faire appel à des incitatifs financiers efficaces pour les programmes d’efficacité énergétique, de développement de l’énergie éolienne et des autres sources d’énergie renouvelable. Ces mesures livreront des rlivreront des résultats concret”, a déclaré David Coon, Président du CAN-RAC. “L’intention du Premier ministre de recommencer à zéro est simplement une excuse pour ne pas essayer.”
Les organisations environnementales rejettent l’hypothèse du gouvernement Harper voulant que le Canada ne puisse atteindre ses objectifs du Protocole de Kyoto.
Le Protocole de Kyoto permet au Canada d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions et de comptabiliser ces réductions dans nos propres objectifs. Le Canada profite de réductions d’émissions peu importe d’où elles viennent puisque les changements climatiques sont un enjeu planétaire. Il bénéficiera aussi de l’exportation de technologies et de savoir-faire canadiens.
“Le refus du gouvernement fédéral d’aider les pays pauvres à réduire leurs émissions est simplement cruel et trompeur” a dit Steven Guilbeault ; responsable de la campagne climat et l’énergie à Greenpeace Canada, “Pendant que nous travaillons à réduire nos émissions de gaz à effet de serre au Canada, nous pouvons soutenir des projets utiles qui réduisent les émissions partout sur la planète et qui nous aident aussi à atteindre nos objectifs. Le gouvernement se doit d’utiliser cette approche qui lui permettra de faire d’une pierre deux coups”, a rajouté Steven Guilbault.
“Le Canada peut atteindre ses objectifs du protocole de Kyoto s’il commence à agir dès maintenant à l’intérieur du Canada et dans les pays en développement. Le Parlement doit intervenir pour maintenir le financement des programmes de recherche scientifique sur les changements climatiques, sur la sensibilisation et l’atténuation et aussi s’assurer que les efforts du Canada face aux changements climatiques soient accrus et non réduits.” a dit Matthew Bramley, Directeur des Changements climatiques de l’Institut Pembina.
"Encourrager les Canadiens à réduire leur demande d’énergie est également essentiel si nous voulons réduire nos émissions de gaz à effet de serre" a dit Hugo Séguin, le Coordonnateur des Changements climatiques pour Équiterre.
Le Canada s’est engager pour la première fois en signant la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 1992. L’objectif principal de la Convention est d’empêcher des changements climatiques « dangereux ». En 2002, lorsque le Parlement à ratifier le Protocole de Kyoto, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de 6% en dessous des niveaux de 1990 ( à 560 millions de tonnes/année). Les émissions du Canada en 2003 étaient de 740 millions de tonnes.
Le niveau dangereux des changements climatiques est généralement associé à une augmentation de 2˚C de la température planétaire moyenne. Pour la prévenir, des analyses démontrent que les pays industrialisés devront réduire leur émissions d’au moins 25% en dessous du niveau de 1990 d’ici 2020, de 40% d’ici 2030 et de 80% d’ici 2050. Le Protocole de Kyoto a été conçu comme un premier pas dans cette direction.
Les impacts des changements climatiques commencent déjà à se faire senti : les rivières des Prairies s’assèchent, le grand Nord canadien font à vu d’oeil, le nombre de vagues de chaleur en zone urbaine augmente et le niveau de la mer s’élève.
“Nous sommes rendus au point où chaque mois compte. Il est temps pour le Parlement et le gouvernement d’agir,” a déclaré Dale Marshall, Analyste des Politiques pour la Fondation David Suzuki.
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