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Publication immédiate : Le 28 août 2006
Les Premiers ministres de l'Est du Canada et les Gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre se font évaluer sur leurs réactions à la crise climatique
Fredericton, NB - Une fiche de rendement (style bulletin scolaire) concernant l'Action sur le climat fut rendue publique aujourd'hui par une coalition d'organisations environnementales du Canada et des États-Unis à l'occasion du 5e anniversaire de l'Entente sur le climat des Gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des Premiers ministres de l'Est du Canada. Préoccupés par le manque d'action dans la réduction de la pollution au carbone dans les deux pays, les Premiers ministres et les Gouverneurs acceptaient en 2001 d'amorcer des actions sérieuses afin de réduire leurs émissions aux niveaux de 1990 dès 2010 et à 10 % en dessous de ça d'ici 2020.
La Fiche de rendement 2006 d'Action sur les changements climatiques fut rédigée afin d'évaluer le progrès individuel des provinces et des états dans l'atteinte des buts de l'Entente d'action sur le climat de l'Est du Canada/de la Nouvelle-Angleterre en 2001.
Le Québec est en tête de la classe avec un B+. Le Premier ministre Jean Charest a lancé un plan d'action sur le climat plus tôt cette année qui, s'il est mis en œuvre, assurerait une réduction d'ensemble des émissions à 1,5 % en dessous des niveaux de 1990 d'ici 2012. Parmi ces mesures, l'adoption de normes californiennes sur les émissions automobiles, l'amélioration des codes de construction actuels de la province, de gros investissements dans les programmes d'efficacité énergétique pour les domiciles et les commerces, de nouveaux investissements dans les transports en commun (tout cela financé par un prélèvement de 200 $ millions sur les émissions carboniques), ainsi que le développement aggressif de sources d'énergie renouvelables, en plus de sa puissance hydro-électrique.
Le New Hampshire se retrouve au bas de la liste avec un D+. Du côté canadien, c'est le Nouveau-Brunswick qui tire de l'arrière avec un C-. Le Premier ministre Bernard Lord se fit remarquer par son silence ce printemps lorsque ses confrères Premiers ministres du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et de l'ÎPÉ affirmaient publiquement leur appui pour Kyoto après que le Premier ministre Stephen Harper ait lancé sa campagne visant à enterrer l'enjeu de la crise climatique.
« Il semble que le Québec, l'ÎPÉ, Terre-Neuve & Labrador soient près d'atteindre la cible de l'entente de réduire la pollution au carbone aux niveaux de 1990 d'ici 2010, » déclarait David Coon, Président du Réseau canadien d'action sur le climat. « Le Nouveau-Brunswick a permis que la pollution au carbone continue hors de contrôle ; la province devra donc annoncer de nouveaux réglements et faire rapidement des investissements publics majeurs si elle s'attend d'atteindre la cible à temps, » ajoutait Coon.
« Le Québec a présenté un plan d'action intégré et impressionnant sur les changements climatiques qu'il lui faut maintenant mettre en oeuvre. Le Québec paraît bien sur papier ; il lui faut maintenant livrer la marchandise, » déclarait Hugo Séguin, Coordinateur d'Équiterre sur les changements climatiques.
« Aucun des états de la Nouvelle-Angleterre n'est en voie de respecter la cible bi-nationale de 2010, quoique le Connecticut et le Maine soient les mieux placés pour respecter leurs obligations à temps, » déclarait Brian Thurber, du Clean Water Fund, qui coordonnait le projet de la Fiche de rendement. Le Maine et le Connecticut ont tous deux des lois sur papier qui exigent qu'ils doivent atteindre la cible de l'entente en matière de réduction des émissions de carbone. Les deux états ont des plans solides et détaillés sur comment ils s'attendent d'accomplir ceci et ils ont déjà adopté les normes californiennes sur les émissions automobiles.
« La bonne nouvelle, c'est qu'il y a peu de juridictions canadiennes et américaines qui traitent la crise climatique avec l'urgence qu'elle mérite ; elles découvrent en même temps que leurs actions pour réduire la pollution au carbone vont protéger leurs citoyens des coûts de l'énergie qui montent rapidement, » expliquait David Coon, du Réseau d'action sur le climat. « Il n'est pas trop tard pour résoudre la crise climatique, mais les réglementations, les mesures fiscales et les investissements publics qui sont nécessaires doivent être mis en œuvre dès maintenant. Remettre tout ça à plus tard pourrait mettre les solutions à la crise climatiques complètement hors de notre portée, » expliquait Coon.
« La clé, c'est qu'il faut que les Premiers ministres et les Gouverneurs respectent leurs promesses avec une stratégie d'ensemble de conservation de l'énergie qui va protéger notre climat, couper les prix à la hausse pour l'énergie, augmenter le nombre d'emplois et la productivité, » déclarait Bruce Pearce, de la section Atlantique du Sierra Club du Canada à St. John's.
On peut télécharger la Fiche de rendement 2006 d'Action le climat à partir des sites suivants : www.conservationcouncil.ca, www.ecologyaction.ca, www.climateactionnetwork.ca, ou www.newenglandclimate.org
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Contacts :
Québec : Hugo Seguin - Équiterre
Nouveau-Brunswick : David Coon - Conservation Council
Nouvelle-Écosse : Brendan Haley - Ecology Action Centre
Terre-Neuve & Labrador : Bruce Pearce - Sierra Club of Canada
New England Climate Coalition: Brian Thurber
Pour information :
info@reseauactionclimat.ca
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