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International Climate Action Network
Réseau Action Climat/ Climate Action Network - Canada

Le 21 septembre 2005


Le Canada doit fixer la barre haute pour la prochaine ronde de pourparlers sur les changements climatiques


(Ottawa) Réunis en conférence de presse, l’International Climate Action Network et le Réseau Action Climat - Canada (CAN) invitent le gouvernement canadien à preuve d’ambition et de détermination afin de donner à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques toutes les chances de réussir à maintenir l’impulsion du Protocole de Kyoto. Cet appel est lancé à la veille des rencontres ministérielles consacrées à la préparation de la Conférence des Nations unies qui se tiendra à Montréal et qui sera présidée par le Canada.

« Qu’il soit question des mesures réelles prises pour réduire les émissions au pays ou du leadership canadien dans la tenue d’une nouvelle ronde de négociations, tous les yeux seront tournés vers le Canada, affirme Jennifer Morgan directrice du Programme sur les changements climatiques pour le Fonds mondial pour la nature. La déclaration du premier ministre Paul Martin devant l’ONU selon laquelle “le changement climatique est bien réel, et tous les pays doivent le reconnaître; l’activité humaine en est une cause déterminante, et tous les pays doivent intervenir” a donné le ton juste. Ces paroles ne peuvent se traduire dans l’action que si toutes les forces positives unissent leurs efforts pour prendre de nouvelles initiatives et si on évite de laisser le plus petit commun dénominateur définir l’action. »

La Conférence de Montréal, qui se tiendra du 28 novembre au 9 décembre, est le premier rassemblement des Parties au Protocole de Kyoto depuis que celui-ci est entré en vigueur en février dernier. Le Protocole de Kyoto est le seul accord multilatéral qui fixe des objectifs chiffrés directrice, Programme sur les changements climatiques, Fonds mondial pour la nature de réduction des émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz responsables des changements climatiques. La première période du Protocole de Kyoto prendra fin en 2012, et les travaux d’exploration d’une nouvelle phase débutent sérieusement, alors que le ministre de l’Environnement Stéphane Dion se prépare à rencontrer ses homologues de 40 pays à Ottawa, du 22 au 24 septembre.

« Nous somme extrêmement préoccupés que certaines parties du gouvernement fédéral tentent d’amoindrir à la fois l’importance et les attentes à l’égard de la rencontre de Montréal », déclare Steven Guilbeault, responsable de la campagne Climat et Énergie pour Greenpeace et qui était présent à Kyoto au moment de l’adoption du Protocole. « Le Canada ne peut pas se permettre un échec à Montréal : les enjeux sont trop élevés et la réputation internationale du Canada serait gravement entachée », ajoute-t-il.

Pour que la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques soit un succès, le ministre Dion doit guider les parties vers :

  • un engagement à entamer des négociations officielles en vue d’établir un régime de réduction des gaz à effet de serre après 2012 répondant à la nécessité de réduire les émissions beaucoup fortement afin de lutter contre les changements climatiques;
  • un échéancier clair pour arriver à un accord, afin d’assurer clarté et continuité, tout en reconnaissant que les négociations demanderont du temps;
  • la désignation du Protocole de Kyoto comme la principale plate-forme des négociations; la détermination des éléments clés à négocier, notamment des réductions d’émissions plus importantes pour les pays industrialisés et soutenir l’augmentation des engagements de certains pays en voie de développement en accord avec l’atteinte de leurs objectifs de développement.

« Nous sommes conscients que la tâche sera difficile, mais la menace de changements climatiques qui pèsent sur la planète est le problème le plus sérieux auquel la communauté internationale aura jamais à faire face. La situation exige une réponse extra ordinaire », conclut John Bennett, directeur exécutif de Climate Action Network/Réseau action climat-Canada.

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Information :
info@reseauactionclimat.ca


NOTES:

Du 22 au 24 septembre, une rencontre ministérielle informelle se tiendra à Ottawa à l’invitation du gouvernement canadien. La rencontre est destinée à préparer le programme de travail de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui s’ouvrira le 28 novembre 2005 à Montréal, Canada. Cette conférence est aussi la première Réunion des Parties (MoP 1) au Protocole de Kyoto depuis l’entrée en vigueur de celui-ci. 

Comme condition de base des accords à venir, les gouvernements devraient s’engager à maintenir le réchauffement moyen de la planète sous la barre d’une augmentation de 2 degrés Celsius (3,6 degrés Fahrenheit) par rapport aux niveaux pré-industriels. L’Union européenne et d’autres États se sont engagés à se maintenir sous ce seuil de danger.

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