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Publication immédiate : Le 17 juillet 2008


Il est temps pour les chefs de file provinciaux d’affirmer leur leadership et pour les retardataires de se mettre de la partie :

Les organismes environnementaux implorent les premiers ministres provinciaux et territoriaux du Canada d’agir pour contrer les changements climatiques


(Québec) Les organismes voués à la protection de l’environnement demandent aux provinces qui se contentent de regarder passer le train de se joindre aux provinces canadiennes qui marquent le pas et de s’engager à imposer des quotas absolus sur les émissions industrielles de gaz à effets de serre. De plus, ils soutiennent que la mollesse des politiques de l’Alberta empêche le Canada de faire sa juste part et motive le gouvernement fédéral à maintenir son approche inefficace du à la lutte contre les changements climatiques.

« Le Québec, la Colombie-Britannique et l’Ontario ont tous rejeté la réglementation du gouvernement fédéral qui se contente d’une réduction de l’intensité des émissions industrielles de gaz à effet de serre. Ils réclament des quotas absolus, explique Arthur Sandborn de Greenpeace. Il est maintenant temps pour d’autres provinces d’agir et d’appuyer cette approche à leur tour. »

L’Alberta et le gouvernement fédéral ont proposé de faibles cibles de réduction des émissions et une approche « axée sur l’intensité » à la réglementation des gaz à effet de serre. À l’opposé, la Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario, où habite près de 80 % de la population canadienne, se sont engagés à adopter des quotas absolus d’émissions polluantes industrielles.

« L’Alberta perd beaucoup de terrain par rapport aux autres provinces lorsqu’il est question de lutter contre les changements climatiques et de saisir les occasions qui se présentent dans l’économie des énergies propres, affirme Ian Bruce, spécialisé en changements climatiques, au nom de la Fondation David Suzuki. Les leaders provinciaux en changements climatiques devront peut-être invoquer leur pouvoir économique pour forcer l’Alberta à agir de façon responsable si elle refuse de le faire d’elle-même. »

« L’Alberta ne pourra se racheter avec ses milliards, déclare Graham Saul du Réseau action climat Canada. Une subvention de deux milliards de dollars versée aux sociétés pétrolières pour mettre en place la technologie de piégeage et de stockage du carbone fera très peu en l’absence de cibles agressives et d’une réglementation qui forcerait l’industrie à investir dans des solutions. »

« Les cibles fixées par l’Alberta sont honteuses tellement elles sont faibles par rapport aux quotas en place ailleurs, dénonce Matthew Bramley de l’Institut Pembina. Le gouvernement fédéral doit arrêter de se faire dicter son approche aux émissions industrielles de gaz à effet de serre par l’Alberta et commencer à écouter les autres provinces qui prennent le problème au sérieux. »

Les membres du Réseau action climat appuient la campagne KYOTOplus et demandent au Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020. Aucune province ne s’est encore engagée à atteindre cette cible. On a demandé aux premiers ministres provinciaux et territoriaux de signer un engagement et de faire pression sur Ottawa pour que le gouvernement fédéral atteigne les cibles de KYOTOplus. Les trois chefs de l’opposition fédéraux ont déjà apposé leur signature à l’engagement de KYOTOplus, mais le premier ministre Harper refuse de le faire.

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Pour information :
info@reseauactionclimat.ca