|
Accueil > Nouvelles > 2008 > Communiqué de presse

Publication immédiate : Le 8 juillet 2008
Communiqué climatique du G8 : Un échec de leadership
(Ottawa) Climate Action Network-Réseau action climat Canada se dit consterné par le communiqué sur les changements climatiques émis aujourd’hui à Hokkaido, au Japon, par les chefs d’État des pays membres du G8.
« À la tête des huit puissances économiques mondiales, les leaders du G8 auraient pu profiter de leur sommet pour donner un véritable élan aux négociations d’un accord climatique mondiale sous l’égide des Nations Unies, d’affirmer Arthur Sandborn au nom de Greenpeace. Plutôt, ils se sont contentés d’un communiqué qui n’offre pratiquement rien de plus que ce auquel ils s’étaient déjà engagés à Bali et au sommet du G8 en 2007. Évidemment, les leaders du G8 n’ont toujours pas saisi l’urgence de lutter contre les changements climatiques. »
« Les pays formant le G8 sont responsables de 62 % du dioxyde de carbone accumulé dans l’atmosphère terrestre. Ils sont donc les principaux responsables des changements climatiques et sont à la source du problème, de commenter Julia Langer au nom de WWF Canada. Le Fonds mondial pour la nature qualifie de pathétique leur persistance à s’esquiver de leur responsabilité historique et à refuser de devenir un des principaux moteurs d’une solution plutôt que du problème. »
En 2007, les leaders du G8 se sont engagés à « évaluer sérieusement » d’établir une cible de réduction des émissions mondiales d’au moins 50 % d’ici 2050, sans toutefois préciser une année de référence. Aujourd’hui, dans leur communiqué, ils incitent l’ensemble des nations à adopter cet objectif dans le cadre des négociations climatiques qui se dérouleront sous l’égide de l’ONU. Les leaders du G8 ont aussi reconnu que des cibles « ambitieuses » seront requises à moyen terme pour atteindre l’objectif fixé pour 2050, sans toutefois préciser de cible à moyen terme.
« En l’absence d’une année de référence, il nous est impossible de déterminer si la cible du G8 respecte les conclusions des scientifiques qui nous dictent quoi faire pour éviter des changements climatiques dangereux, de déclarer Clare Demerse de l’Institut Pembina. À un moment où les pays en développement accouchent de véritables politiques et propositions climatiques, les leaders du G8 stagnent et ne réalisent aucun progrès notable. »
Le sommet du G8 de 2008 se tient à mi-chemin d’un processus de négociation sur deux ans d’un accord climatique mondial en vue de la prochaine phase du Protocole de Kyoto. Mis en branle à Bali, ce processus devrait connaître son aboutissement en décembre 2009 à Copenhague. Aujourd’hui, dans son communiqué, les leaders implorent les pays membres du G8 d’élaborer des programmes nationaux d’atteinte de cibles à moyen terme et « encouragent le maintien de l’approche scientifique pour orienter nos efforts de protection climatique ».
« Malheureusement, l’approche du gouvernement aux changements climatiques ne tient pas compte de ce que nous dit la science, affirme Dale Marshall de la Fondation David Suzuki. La cible fixée par le Canada pour 2020 ne tient pas compte des conclusions scientifiques et les politiques climatiques proposées par le gouvernement ne permettront même pas d’atteindre ses propres cibles inadéquates. Pour atteindre l’objectif avancé par le G8 dans son communiqué d’aujourd’hui, le Canada devra adopter une cible scientifique et renforcer ses politiques climatiques de façon draconienne. »
- 30 -
|