|
Accueil > Nouvelles > 2007 > Communiqué de presse

Équiterre
Sierra Club du Canada
Fondation David Suzuki
Publication immédiate : Le mardi 4 décembre 2007
13e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques
Les attentes sont grandes et Réseau action climat demande au Canada de saisir l'opportunité
Bali, Indonésie - La 13e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques débute aujourd'hui à Bali en Indonésie sur le fond d'une année exceptionnelle pour le climat. L'urgence d'une action musclée pour faire face à la crise climatique est maintenant reconnue mondialement et la conférence de Bali présente à la communauté internationale une chance unique pour agir afin de prévenir les changements climatiques dangereux.
« Le Réseau action climat début cette conférence avec optimiste » soutient Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre. « Plusieurs pays ont signifié leur volonté d'aller de l'avant pour développer un cadre pour l'après-2012 sous l'architecture de Kyoto ».
Par exemple :
Le gouvernement australien nouvellement porté au pouvoir a pris la décision de ratifier le Protocole de Kyoto, ce qui laisse les Éstats-Unis comme le seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié l'entente.
Les pays en voie de développement incluant la Chine, l'Inde et le Brésil ont soutenu cette année au Sommet du G8 qu'ils « sont prêts à faire leur juste part pour faire face aux défis des changements climatiques », et ont commencé à exposé leurs actions. La Chine, par exemple, s'est engagée à accroître son objectif d'efficacité énergétique à 20% en 2010 et à augmenter la part des énergies renouvelables sur son territoire à 15% d'ici à 2020.
L'Union européenne s'est unilatéralement engagée à réduire ses émissions de 20% sous les niveaux de 1990 d'ici 2020 et de 30% si les autres pays industrialisés prennent des engagements similaires.
La Norvège s'est déjà engagée à réduire ses émissions de 30% sous les niveaux de 1990 d'ici 2020 et de 100% d'ici 2050.
« Le leadership exprimé par des pays clés apporte un vente d'optimisme à la Conférence et crée un climat favorable afin de faire de Bali un succès. Est-ce que le Canada sautera sur cette occasion et fera partie de la solution? » questionne Emilie Moorhouse, responsable de la campagne atmosphère et énergie du Sierra Club du Canada.
Le Canada doit faire de leadership en appuyant l'objectif de limiter les augmentations de températures globales à moins de de 2oC et en renforçant son plan et ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) en fonction de cet objectif. Le plan du gouvernement fédéral repousse l'atteinte de l'objectif du Protocole de Kyoto par le Canada pour la période 2008-2012 après 2020. De plus, toutes les études indépendantes qui ont analysé le plan du Canada ont conclu que les mesures mises en place ne permettraient même pas l'atteinte des objectifs.
Si le Canada échoue à renforcer ses positions actuelles en les alignant sur ceux des pays qui font preuve de leadership, il pourrait devenir un obstacle au succès de cette rencontre historique qui doit mener à une entente sur l'après -2012.
- 30 -
|